Chaque fois que nous prenons le Talgo (train de nuit Paris-Madrid), nous sommes impressionnés d’apercevoir du train, Avila ceinte de ses murailles serties de 88 tours avec en arrière plan la Sierra d’ Altamira qui cette année encore a sa parrure de neige. Comme chaque fois nous arrivons à huit heures à Madrid à la gare de Chamartin. De là, il y a un train pour Avila toutes les heures et demi pour un trajet qui prend une heure et demi. Mais nous consacrerons une partie de la journée à visiter le Prado pour découvrir cette fois les nouvelles salles consacrées aux peintres du XVIIIème.
Avila nous reçoit par une pluie glacée; n’oublions pas que nous sommes encore au mois d’avril à 1100 m d’altitude. Nous décidons de loger à la Posada del Rastro, charmant petit hôtel situé dans un ancien palais à côté de la porte du même nom. Comme nous ne trouvons pas de restaurant ouvert à proximité, nous nous réfugions à la taverne à côté de l’hôtel qui a cette heure est prise d’assaut: football oblige. Une charmante serveuse se prénomant Maria Teresa au visage digne des madones que nous avons vues au Prado de Madrid, nous demande avec un sourire angélique si nous désirons des tapillas avec nos canas (verre de bière) : morcillas (boudin noir), ronones (rognons), callos (tripes), abondigas (boulettes de viande). Cela nous suffira comme repas.
|