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Nous redescendons vers le Rio Ramascatanas que nous traversons pour prendre une piste forestière qui la longe. En principe, nous devions longer la rivière jusqu’à Ramascatanas. Tout se passe bien jusqu’à la plage Blanca. A partir de là, nous continuons par la piste qui monte progressivement en s’eloignant de la rivière. Nous avons loupé le sentier que nous projetions de prendre: nous en avions bien repéré un coupé par un éboulement: nous aurions peut être dû persévérer... Cest ainsi que nous nous retrouvons sur les hauteurs de Las Peguerillas avec une vue superbe sur la Sierra San Vicente. Il est évident que nous sommes sur le mauvais chemin. Au lieu de retourner sur nos pas, nous décidons de prendre un ancien sentier encore faiblement marqué. cela me vaudra un pantalon déchiré par le passage des clôtures et nos vêtements rayés de noir par le passage de terrains incendiés. Ce “sentier” nous amène sur la route C 501 à 3 km de Ramascatanas, petit village qui fait penser à ceux que l’on voit dans les westerns. A part la pittoresque église à l’entrée, ce village rue n’est constitué que de bars aussi dégueulasses les uns que les autres à cause cette satanée habitude qu’ont les espagnols de laisser tomber leurs crasses au sol. La télévision y beugle toute la journée alors que personne ne la regarde: il faut dire que leurs progammes sont complètement stupides. Si cela était à refaire, je crois qu’il aurait été plus agréable de nous diriger vers Arenas San Pedro, ville plus touristique avec ses deux châteaux et son pont roman sur le Rio Tietar. Notre route n’en aurait été ralongée que de 2 km le lendemain.
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