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Le lendemain nous assistons à la grand messe des pèlerins, la cathédrale est bondée. Les visages reflètent le bonheur d'avoir pu réussir un tel périple. Le prêtre énumère avec beaucoup de solennité leur origine, leur parcours et leur moyen de locomotion ( à pied, à vélo, à cheval) pour tous ces pèlerins qui ont réussi le chemin. Mais crise économique oblige, nous n'aurons pas droit au botafumeiro qu'ils font osciller grâce aux offrandes des pèlerins.
Nous n'aurons pas non plus droit à la compostèle car nous n'avons pas fait les cent derniers kilomètres. Peu nous importe cette dernière leçon d'humilité: le chemin portugais fut surtout pour nous une leçon de bonheur: chaque jour nous avons rencontré des gens souriants et heureux de vivre même si souvent ils n'avaient pas grand chose.
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