2006

De Consuegra à Puerto Lapice sous l’orage

Ce matin, le ciel est menaçant et les touristes tout juste débarqués d’un car grelotent au pied des moulins. Nous ne pourrons pas éviter l’orage qui gronde déjà dans les montagnes qu’on aperçoit au fond.

La marche devient pénible, la terre collant aux pieds. Deux vieux ponts nous rappellent que nous suivons le Camino Real de Consuegra à Puerto Lapice sur l’ancienne route de l’Andalousie. C’est complètement crottés que nous arrivons à Puerto Lapice. Nous achevons la journée à sécher et nettoyer notre matériel et mettons à profit ce repos forcé pour écrire nos cartes postales trouvées à Consuegra.

La place de Puerto Lapice

La place de Puerto Lapice

 

Cartes : 712 II, 712 IV, 738 I

 

Du trajet entre Urda et Consuegra. De la beauté du site des moulins et de la déception en ce qui concerne la ville rarement visitée.

Avant de quitter Urda, nous passons par l’ermitage de El Christo où nous admirons la superbe porte de bronze sculptée par un artiste local Guerrero Malagon. Elle représente la ferveur de la foule au cours du pèlerinage du Christo.

Porte en bronze

Porte en bronze

Détail

Détail

Pour rejoindre le Camino de Alcazar, nous devons monter en haut du village. Ce chemin est rarement emprunté car on le devine à peine.

Vue sur Consuegra

Vue sur Consuegra

En haut de la colline nous apercevons déjà Consuega : à cette heure matinale le Cerro Calderico avec ses moulins apparaît comme un navire flottant sur la brume. Nous retrouverons sans peine le chemin de Don Quichotte en continuant tout droit à travers la sierra. Nous sommes encore à 8 km de Consuegra.

Végétation de la sierra

Végétation de la sierra

Le Cero Calderico

Le Cero Calderico

Nous arrivons à l’heure la plus chaude de la journée au pied de la colline dont nous devons encore faire l’Ascension. Le château et un moulin sont en cours de restauration. C’est l’école des tailleurs de pierre de Consuegra qui s’en occupe. Les moulins ont été construits au 15ème siècle sous l’instigation d’un noble hollandais, et portent chacun un noms. Le moulin Sancho possède encore son mécanisme d’époque et tourne les jours de la fête du safran fin octobre, période de la récolte de ces précieuses fleurs. Le moulin Bolero abrite l’office du tourisme au pied duquel un escalier descend vers l’ancienne ville.

Les moulins et le château

Les moulins et le château

Les moulins

Les moulins

moulin Bolero

moulin Bolero

Les touristes habituellement montent aux moulins sans visiter L’ancienne ville.

La place de Consuegra

La place de Consuegra

La place de Consuegra 2

La place de Consuegra

 

L’escalier nous descend tout d’abord à l’ermitage del Santisimo Cristo de la Veracruz de style baroque puis à sa place Majeure avec son hôtel de ville de style renaissance. Face à celui-ci un très bel édifice du 18ème siècle avec sa balconade typique de la Mancha renferme le petit musée de Consuegra fermé. Nous passons par l’arc du Cid avec sa très belle tour de l’horloge, traversons la rivière passons à coté de l’église Saint Jean en restauration avec sa belle façade castillane-mudéjar. Notre hôtel « Las Provincias » est situé à l’extérieur de la ville toujours dans la même direction à 2 km des moulins.

Emittage

Emittage

 

Cartes :712 III, 712 IV, 712 II

L'église St Jean

L'église St Jean

 

 

De l’itinéraire à travers les monts de Tolède entre Fuente el Fresno et Urda

Notre chemin suit la Canada Real Soriana à travers la vallée de El Robledo. Il joue à cache cache avec la route jusqu’au col où nous trouvons la Venta Andaluza. Nous pouvons nous y ravitailler. A partir de là nous abandonnons la route et empruntons un sentier qui longe la montagne complètement clôturée. Nous traversons un plateau aride peuplé seulement de quelques troupeaux de moutons. Au niveau de la Fuente del Somo, nous quittons le chemin de Don Quichotte : nous obliquons vers la gauche pour nous rendre à Urda. Après avoir traversé la route, nous suivons la piste du pèlerinage du Christo qui existe depuis 400 ans. En chemin notre attention est attirée par une outarde qui fait beaucoup de bruit, elle s’envole à notre passage.

Les monts de Tolède

Les monts de Tolède

Fuente del Somo

Fuente del Somo

L'outarde

L'outarde

 

Elle s'envole

Elle s'envole

Urda

Urda

 

Urda, petite ville tapie dans un creux, apparaît au dernier moment au pied de son moulin à coté de ses mines. Deux charmantes vielles dames, a qui nous avons demandé notre chemin, nous accompagnent jusqu’à notre casa rurale « Los Laureles » nous expliquant qu’il faut absolument aller visiter l’ermitage de El Christo que nous visiterons demain.

Cartes : 737 III, 737 I , 712 III

 

De Villarubia à Fuente El fresno et de la beauté du site du monastère de la Virgen de la Sierra

San Christobal

San Christobal

Nous avions choisi de passer par l’ermitage de San Christobal qui domine la ville. Celui-ci n’est pas sur le chemin de Don Quichotte et pourtant le panorama y est superbe. Nous suivons un sentier qui monte la montagne et finit par se heurter à des clôtures qui encerclent toute la sierra . Nous atteindrons l’ermitage en suivant un sentier peu marqué qui longe la clôture. Nous sommes déçus de trouver au pied de l’ermitage un parc d’attraction dédié à Don Quichotte avec un énorme parking y attenant, l’art d’amocher un site aussi pittoresque …

Le parc d'attraction

Le parc d'attraction

 

 

En attendant la piste que nous avions l’intention d’emprunter est de l’autre coté de la clôture. Comme nous n’avons pas l’intention de redescendre toute la montagne , nous décidons de suivre la clôture à travers les oliviers.

A travers les oliviers

A travers les oliviers

 

Nous finissons par retrouver le chemin de Don Quichotte qui nous conduit au charmant ermitage de Nostra Seniora de la Sierra dans son écrin de verdure.

L'ermitage de Nostra Seniora de le Sierra

L'ermitage de Nostra Seniora de le Sierra

 

Un maquis de cistes a remplacé les cultures et on peut y observer de nombreuse variété de conifères.

Le patio de l'ermitage

Le patio de l'ermitage

 

Son patio, typique de la région aurait été construit par les templiers. Si vous avez le courage, il y a moyen de faire l’ascension de la montagne Alamillo qui culmine à 1200 m d’altitude, il faut compter 2,5 km en plus. De là haut, on jouit d’une vue superbe dans les quatre directions.

Fuente el Fresno

Fuente el Fresno

 

 

Nous nous contenterons de redescendre par la voie d’accès. Apres avoir traversé la route qui relie Villarubia à Fuente el Fresno, nous empruntons la piste connue sous le nom de Los Volanderos : un chemin antique qui reliait le château de Calatrava la Vieja au sanctuaire où les chevaliers passaient des veillées d’armes. Nous obliquons ensuite à droite pour arriver à Fuente el Fresno, petite ville tapie au pied d’une éminence où trône un moulin à vent.

Nous logeons à La casa rural « El Labriego», superbe demeure avec son patio central. L’accueil y est très chaleureux.

Carte : 737 IV , 737 III

 

De la visite des Tablas de Daimiel paradis des ornithologues et des gros problèmes à régler avec l’eau

Nous avions espéré trouver des vélos pour nous rendre aux Tablas de Daimiel mais il n’y en a pas. Nous nous mettons en quête d’un taxi malheureusement sa voiture est au garage. Il ne nous reste plus qu’à appeler celui de Daimiel grâce à l’aide d’un passant, étant donné que l’office du tourisme est aussi fermé, et qu’il n’y a pas moyen de trouver le numéro de téléphone.

Les Tablas de Daimiel constituent un des derniers représentants d’un écosystème appelé « tablas » fluviales, un phénomène fréquent dans la Mancha jusqu’à la fin des années 1960 : il est formé par les débordements des rivières hors de leur lit. Les tablas de Daimiel proviennent de la confluence de deux rivières de nature différente : le rio Ciguela aux eaux saisonnières et saumâtre et le rio Guadiana aux eaux douces et permanentes provenant des résurgences( ojos) des eaux sous-terraines. Les tablas ont été sauvées in extremis de l’assèchement complet dû à l’agriculture intensive.

Tablas de Daimiel

Tablas de Daimiel

Des promenades aménagées

Des promenades aménagées

nette rousse

nette rousse

 

La maison de Pêcheur

La maison de Pêcheur

 

Tadorne

Tadorne

Oie Cendrée

Oie Cendrée

Le restaurant de la Duquessa

Le restaurant de la Duquessa

Le moulin de Molemocho à sec

Le moulin de Molemocho à sec

 

De Villarubia de las Ojos et de sa population de 4000 immigrés de l’est et d’Amérique du sud sur 10000 habitants, ville au demeurant encore viable.

De Bruxelles, il est difficile parfois de décider d’un itinéraire et celui-ci aurait pu se faire autrement si nous avions eu toutes les données en main. Je donnerai plus de détails dans le chapitre suivant. C’est donc tôt ce matin que nous prenons le bus de Daimiel. La ville semble agréable et il y a moyen de louer des vélos pour se rendre aux Tablas de Daimiel à 10 km.

En quittant Daimiel

En quittant Daimiel

 

Villarubia de Las Ojos est à 15 km par une petite route que nous avions décidé de suivre. Lassés de nous faire frôler par les voitures, nous la quittons pour prendre une piste qui finit par nous conduire sur les rives du rio Guadiana complètement asséché. Nous devons le contourner par la gauche pour atteindre le pont de la Maquina. Nous traversons des immensités de vignobles : la vigne pousse même dans la pierraille et le sable à force d’arrosages. Toutes les cabanes blanches qui émaillent la campagne sont des puits qui vont chercher l’eau dans la nappe phréatique, pas étonnant que la rivière soit complètement asséchée. Ces célèbres Ojos sont des affleurements des eaux souterraines dont le plus connu donne naissance au rio Guadiana à 12 km des Tablas de Daimiel.

Le rio Guadania

Le rio Guadania

Par une piste zigzagant à travers le vignoble nous finissons par arriver à Villarubia de los Ojos , ville assez populeuse peu orientée vers le tourisme. Arrivés affamés, un économiste roumain expatrié qui a échoué ici comme manœuvre, nous conduit à un restaurant pour nous ravitailler.

Villarubia de las Ojos

Villarubia de las Ojos

La place de Villarubia

La place de Villarubia

 

Logement : hôtel Molino

Cartes : 760 IV, 760 II, 737 IV

 

 

Du trajet entre Almagro et Carrion de Calatrava et de l’idée géniale de louer des VTT en fin de journée pour aller visiter le château de Calatrava la Vieja.

Nous quittons Almagro de bonne heure et suivons l’ancien chemin de Carrion de Calatrava qui part de la route de Cuidad Real au niveau du centre sportif. Le chemin est champêtre, il n’est pas rare de voir un lièvre, ou une perdrix fuyant sous nos pas. Nous passons le long du vignoble Santa Cruz et de la ferme restaurant Membrilleja, traversons la route, passons outre les maisons du Cuarto Alto, traversons la voie ferrée et la sierra Lucia. Notre chemin finit par nous conduire à la route dont nous ne saurons pas nous dépêtrer : une voie à grande vitesse vient d’être construite modifiant le paysage indiqué sur notre carte. Il y a bien là une piste à gauche qui semble conduire à une passerelle qui traverse cette route mais nous préférons continuer sur la route qui nous conduira sûrement à Carrion de Calatrava.

Orchis papillon

Orchis papillon

 

Nous arrivons à la Casa Pepe à l’heure espagnole du repas mais la salle est pleine et nous devrons attendre pour pouvoir être servis. Après un copieux repas, il est trop tard pour se rendre à pied  à Calatrava la Vieja qui est à 7 km. La patronne de l’hôtel a l’excellente idée de nous prêter des VTT. Nous allons inaugurer la saison à vélo à Carrion : les selles ont été rongées par un chien pendant la période de remisage et il a fallu chipoter pour nous trouver deux vélos utilisables. La promenade se révèle agréable sur le chemin de Don Quichotte en terrain plat.

Calatrava La Vieja

Calatrava La Vieja

Devant Calatrava la Vieja

Devant Calatrava la Vieja

 

Calatrava la Vieja, ville fortifiée construite par les Almohades sur un piton rocheux au bord des marécages sur le chemin entre Tolède et Cordoue. La ville était entourée d’un fossé alimenté par les eaux du rio Guadiana par un mécanisme hydraulique inspiré des modèles orientaux de Syrie. La medina, centre de vie urbaine et la forteresse étaient protégés par des rempart comportant 40 tours. L’accès à la ville était garanti par une porte précédée d’une ruelle à angle droit. On accédait de la medina à l’alcazar (forteresse) par un grand arc de triomphe. La salle d’audience du palais abritait une piscine symbole de leur puissance et une citerne voûtée. Après la reconquête, les templiers occupèrent les lieux pendant 9 ans.

L'Alcazar de Calatrava la Vieja

L'Alcazar de Calatrava la Vieja

L'arc de triomphe

L'arc de triomphe

 

Il en subsiste les reste de l’abside de leur église inachevée. S’étant montrés incapables de défendre le nouveau royaume, le jeune roi Don Sancho désigna Raimuro de Fitero, un moine cistercien originaire de Navarre, pour prendre la relève, il fut le fondateur de l’ordre de Calatrava. Il construisit le couvent et l’église sur les ruines de l’Alcazar

Cartes :785 1, 760 3

 

Ce matin, nous pouvons flâner. De notre chambre, nous observons le va et vient des cigognes qui ont établi leur nid sur le clocher de l’église saint Bartholomé.

Cigogne sur le clocher

Cigogne sur le clocher

 

La Place de Almagro

La Place de Almagro

L'arène

L'arène

 

Nous commencerons la journée par la visite du musée du théâtre qui nous a fait découvrir d’une façon interactive le théâtre espagnol. Cette collection a commencé en 1919 et n’a fait que s’amplifier depuis. L’histoire du théâtre y est retracée depuis l’antiquité jusqu’à nos jours avec des reproductions audio-visuelles, des maquettes de mise en scène, des costumes somptueux comme une robe de Dior et de Lanvin

Le théâtre du 19ième

Le théâtre du 19ième

Lien vers le site du théâtre.

J’ai surtout remarqué la mise en scène par Dali de « Don Juan » de Tirso de Molina, un classique espagnol qui influença Molière et les dessins de Picasso pour la pièce : « El sombrero de tres picos » ( le tricorne) de Piedro Antonio de Alarcon dont Manuel de Falla a tiré un livret et une partition célèbre en 1919.

 

Entre Grantula de Calatrava et Almagro

Ce matin, nous devons chercher le début du chemin qui n’est pas évident à trouver.Il longe le bord du cratère et monte progressivement jusqu’à un col de 900 m. Randonneur, attention de bien refermer les clôtures car des troupeaux de moutons sont en liberté dans la montagne. Après avoir passé la Dehesa de la Cornudilo nous redescendons sur le plateau cultivé de céréales, oliviers et vignes. Nous passons par Valenzuela de Calatrava, puis Almagro apparaît à notre vue comme une cité blanche dominée par le clocher de saint Bartholomé. L’hôtel que nous avions réservé de Bruxelles est fermé, apparemment il y a un problème avec nos réservations. Ce n’est pas grave, car ici il y a l’embarras du choix, nous décidons de loger à « El retiro del Maestre », très belle demeure complètement rénovée avec son patio intérieur.

Vue de la dehesa de Cornudilo

Vue de la dehesa de Cornudilo

Vue sur Valenzuela de Calatrava

Vue sur Valenzuela de Calatrava

Rue St Bartholome

Rue St Bartholome

Le palais des Fugger

Le palais des Fugger

La maison des Maîtres

La maison des Maîtres

Les rues de la ville nous parlent de son passé. Almagro, à mi-chemin entre Oretum et Calatrava La Vieja, entre dans l’histoire avec l’ordre des Chevaliers de Calatrava dont les Maîtres au XIIème siècle choisissent d’y élire résidence et centre de gouvernement.

Le Maître Gonzalo Yanez concéda des droits à la ville en 1213. La ville fut entourée de murailles, possédait une paroisse : saint Bartholomé el real et la maison des Maîtres. Lorsqu’en 1487, l’ordre fut incorporé à la couronne, la maison des Maîtres devint la maison du Gouverneur. Les difficultés financières de l’Empereur Charles Quint incitèrent les banquiers allemands, les Fugger, nouveaux bénéficiaires des rentes des mines de Almaden, à transférer leurs affaires à Almagro. Leurs administrateurs les accompagnèrent : les Wessel et les Xelder. C’est de cette époque prospère que la ville s’embellit de tous ses monuments.

Almagro au 18ième siècle devint la capitale de la province grâce aux bons offices des comtes de Valparaiso.

Avec l’invasion française et la guerre carliste, Almagro perdit de son importance.

Dans les années 50, on redécouvrit lors de la rénovation d’une vieille maison, le Corral de Comedias qui date du 16ième siècle avec son patio pavé de 300m² et sa scène à deux étages.

En 2004, le vieux palais des Maîtres avec son patio mudéjar fut réhabilité en musée du théâtre.

 

Tout en suivant les marques de la ruta de Don Quijote à travers une belle campagne toute vallonnée, nous atteignons les rives du rio Jabalon dont les eaux sont retenues par un barrage en aval.

Rio Jabalon

Rio Jabalon

 

Un peu avant d’arriver à Oretum, nous pouvons observer le pont romain de Baebio du nom de son constructeur du Ier siècle avant JC.

Le pont Romain

Sa situation était très importante pour les transhumances entre la Mancha, l’Andalousie et le Levant. Les Ibères, les Romains et les Wisigoths, les Musulmans puis les Chevaliers de Calatrava s’y sont succédés. Les fouilles ont mis à jour des vestiges de chaque époque. Nous ne pourrons pas les visiter, tout étant fermé ce lundi. Le roi wisigoth Leovigildo de Tolède ayant renoncé à l’arianisme y installa un siège épiscopal comme le confirme un pierre tombale du 8ième siècle, dédiée à l’évêque Amador que l’on peut observer dans l’église de Granatula de Calatrava. . L’ermitage de Nostra Seniora Zuqueca (ce mot vient de l’arabe croisée de chemins) préside à l’entrée des ruines. Il a été construit par les Chevaliers de Calatrava.

Les cigognes

Les cigognes

 

Nous pique-niquons devant les ruines tout en observant les nombreuses cigognes qui nous survolent. Nous en ferons s’envoler une bonne vingtaine quand nous traverserons le pont.

L'ermitage de Zuqueca 2

L'ermitage de Zuqueca 2

Campagne de Granatula

Campagne de Granatula

Granatula de Calatrava

Granatula de Calatrava

 

Arrivés à Granatula, nous nous rendons à la casa rurale El Inquisition, où nous avions réservé. Personne…Nous allons au bar du village où l’on nous dit que les propriétaires vont rentrer, ils ont d’ailleurs prévu de nous faire dîner chez eux ce soir.. Patientons surtout qu’il se remet à pleuvoir. Notre hôtesse nous sert des pinchos, petites rations, pour nous faire goûter les spécialités de la région : le renommé fromage manchego de brebis, diverses charcuteries, le pisto : ratatouille de poivrons et tomates servie avec un jaune d’œuf crû …

La pluie a cessé. En sortant du bar, on passe devant la statue équestre de Espareto qui aurait dû être roi d’Espagne. S’étant représentés à nouveau à la casa rurale, une vieIlle sorcière, surement un envoutement de notre enchanteur, nous ferme la porte au nez nous disant qu’elle n’attend personne.

Retournés au bar, la patronne nous rassure et nous conduit à l’autre casa rurale du village : la Casa Valdeleon. Nous n’avons pas perdu au change car le propriétaire, très sympathique, connaît le français. Il nous explique que précisément Granatula de Calatrava est une zone où la prolifération des volcans est la plus importante d’une région volcanique de 5000 km². Ceux-ci datent de l’époque primaire à partir de 8-9 millions d’années à l’origine de la vie sur terre jusqu’à 1.5 et 4 millions d’années. Le village est à l’intérieur d’un immense cratère. Il nous montre sa cave qui n’est rien d’autre qu’une cheminée du volcan. Si cela vous intéresse, à la mairie, il y a les cartes des différents volcans de la région….

Casa Rural Valdeleon

Casa Rural Valdeleon

Peu de temps après, il nous apporte le DVD du film de Pedro Almodovar : « Volver » qui a été tourné dans le village même. Originaire de la région, il s’est inspiré de ses souvenirs d’enfance dans ces patios typiques à la Mancha . Nous aurons de quoi passer notre soirée mais nous nous endormons avant d’avoir vu même le début du film…

Carte 811-I