Alto Tajo

BIBLIOGRAPHIE: Senderos de la Miel GR10 Castilla La ManchaNotre hôtesse nous propose aimablement de nous reconduire au pont Martinete en voiture. Chose que nous ne refusons pas car la route sera longue.

Nous rentrons dans le parc naturel de l’ Alto Tajo qui occupe une superficie de 105721 Ha. Le camping y est interdit sauf en cas de traversée du parc et ce en des endroits biens définis. Les gardiens sont très vigilants.

La piste suit le Tage à sa droite. La concavité des roches sert de caisse de résonnance à la rivière en amplifiant son grondement. C’est très impressionnant. La vallée est bien boisée: pins et feuillus se cotoient, égayés de ci de là par les amélanchiers en fleur.

DSC01752         Alto Tajo

Notre piste nous élève par l’Estrecho del Hornillo jusqu’à la lagune de Taravilla. L’endroit est très pittoresque. Un torrent, en période de fortes chaleurs, a déposé son calcaire au bord de la crête, faisant fonction de barrage naturel. Cest ainsi que cette lagune s’est formée.

AltoTAJO

LAGUNE DE TARAVILLA        lagune de Taravilla

La Laguna de Taravilla

La GR continue à monter jusqu’au village de Taravilla puis redescend par la vallée du rio Cabrillas pous rejoindre le Tage au pont de Penalen. Nous préférons quitter la GR pour prendre un sentier qui démarre au dessus de la lagune. La descente très raide nous conduit au Salto de Poveda: une cascade anciennement utilisée pour la production d’électricité. L’eau rugit en s’écrasant 10m plus bas. Mais non Jean Luc, ce n’est pas ici que nous allons traverser le Tage…

SALTO DE POVEDA

Salto de Poveda

En effet nous trouvons la passerelle un peu plus bas. Nous rejoignons une piste sous les pins qui nous conduit  au pont de Poveda, 500m de route et nous voilà à nouveau sur une piste qui suit le Tage sur la gauche.

 

Passerelle sur le Tage

Passerelle sur le Tage

 

 

Quand nous arrivons à hauteur du village de Penalen, il nous reste encore à monter pendant 4 km sur 400m de dénivelé. Nous y arrivons en fin de journée. On y est reçu par un vent glacial. Dans ce village désert nous trouvons enfin notre hôte: une vieille femme. Elle essaye par tous les moyens de nous convaincre de loger chez elle: ce sera moins cher que de louer un appartement de 3 chambres…, elle nous fait visiter sa maison…, met sa main en cornet et m’hurle à l’oreille…Je ne suis pas sourde: je n’ai que quelques notions d’espagnol et si elle parlais moins vite, je comprendrais mieux…De toute façon, c’est décidé, nous prendrons l’appartement. Nous voulons notre intimité surtout qu’il n’y a rien dans le village et que je dois faire le repas et cette fois nous mangerons de bonne heure. Mais nos tribulations ne sont pas finies: commme il n’y a pas d’eau chaude et que je ne trouve pas de quoi allumer le gaz, je dois retourner la chercher. Cette fois elle revient avec du renfort, probablement son mari. Voyant nos cannettes de bière mises à refroidir dans l’eau froide, elle nous demande d’en offrir une au monsieur. Nous nous plions à ses désirata en pensant à cette bière, notre seul luxe, que nous trimbalons sur notre dos depuis ce matin… Ouf! nous voilà enfin seuls, juste à temps pour pouvoir contempler le coucher de soleil qui fait rougeoyer les falaises au bord du Tage. Penalen vit de ses mines de kaolin, on les devine par les entailles blanches dans le paysage.

carte: 539-2, 514-3

Passerelle sur le Tage

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